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Interview de Fabrice Juquois parue dans l’article « Centrales terrestres, le nouvel eldorado » dans le bimensuel d’actualité sur l’énergie et environnement, Energie Plus, n°427, le 1er juin 2009.
En France, le tarif d’achat est tout particulièrement favorable à l’intégration des panneaux mais le baromètre constate que la progression du marché est freinée par les délais de raccordement souvent de l’ordre de six mois. Concernant les centrales terrestres, la France est encore à la traîne. « Actuellement, seuls deux ou trois projets sont déjà raccordés, ce qui représente à peine une quinzaine de MW », explique Fabrice Juquois, président de Photeïs, société spécialisé dans le développement, la réalisation et l’exploitation de sites de production d’électricité photovoltaïque de grande puissance, et ancien responsable de la filière photovoltaïque à l’ADEME. Pourtant, des communiqués annonçant la construction de centrales terrestres commencent à tomber. En décembre 2008, EDF Energies Nouvelles a présenté la centrale solaire de la Narbonnaise (Aude), d’une capacité de 7 MW. Autre exemple, plus proche, un parc solaire de 4,2 MW a été inauguré mi-mai à Vinon-sur-Verdon dans le Var par la Caisse des Dépôts et Solaire Direct. Cette installation est la première d’une série dans le cadre d’un projet en Val-de-Durance.
Un appel d’offres spécifique en France
Mais les pouvoirs publics français souhaitent organiser cette filière et viennent tout juste de lancer l’appel d’offres tant attendu pour la construction d’au moins une centrale solaire dans chaque région française d’ici 2011. L’objectif est d’atteindre une puissance cumulée de 300 MWc. « La logique pour l’installation des centrales au sol est de mettre le plus de puissance là où il y a le plus de soleil, souligne Fabrice Juquois. Plutôt que de lancer cet appel d’offres, les pouvoirs publics auraient pu choisir une modulation en fonction des zones d’ensoleillement. » Cet appel d’offres fait partie des 50 mesures opérationnelles pour le développement des énergies renouvelables en France annoncées en novembre 2008. Les candidats ont jusqu’au 21 décembre 2009 à 14h pour envoyer leurs offres ou leurs demande de participation au siège de la CRE. L’ouverture des offres se fera dans les quinze jours suivants la date de clôture de l’appel d’offres et la sélection interviendra dans les six mois. ? L’appel d’offre national porte sur la construction d’au moins une centrale solaire au sol dans chaque région française d’une puissance cumulée de 300 MW. Cette capacité est répartie en 27 tranches, réparties sur quatre zones géographiques :
Zone 1 : dans chacune des régions Aquitaine, Auvergne, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes : 2 projets de 10MW ; Zone 2 : dans chacune des régions Alsace, Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Franche-Comté, Pays de la Loire : 1 projet de 10 MW ; Zone 3 : dans chacune des régions Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Picardie : 1 projet de 5 MW ; Zone 4 : dans la région Corse : 2 projets de 5MW pour des installations avec stockage de l’énergie ; dans le département de la Réunion : 2 projets de 5 MW pour des installations avec stockage de l’énergie ; dans chacun des départements Guyane, Guadeloupe, Martinique ainsi qu’à Mayotte : 1 projet de 5MW pour des installations avec stockage de l’énergie.
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